Le Vintage sort sa griffe…

 

Les amateurs de science-fiction se rappelleront de la fameuse série « Retour vers le Futur », dans laquelle Marty accompagné du savant fou « Doc » alimentent une machine à remonter le temps et se trouvent pris dans diverses fréquences temporelles.

Ces films annonciateurs d’une ère  technologique, où il est facile de voir ce qui s’est passé dans le temps grâce à internet, nous mettent face à l’un des paradoxes du XXIème siècle : le Vintage.

On dirait que les objets anciens  reviennent en force , comme une  sorte d’effet rétro qui  ravive des mémoires collectives. Les marques d’antan, les vinyles, les revues d’époque, toutes les modes dépassées par la modernisation intempestive d’un monde en perpétuelle quête de nouveautés… refont surface comme si notre société voulait plonger dans son passé.

Chaque décennie possède sa classification temporelle, les années 20, 30, les fifties, les sixties, les seventies… ça donne déjà un point de repère aux « fashionistas » à la recherche de la pièce  rare, voire introuvable il y a quelques mois, mais qui semble ressurgir d’un vide grenier ou de la boutique d’un antiquaire.

 

L’esthétique de l’objet, art déco ou millésimé, semble se mêler étrangement au sentiment de l’époque, les couleurs vives ou rococo remettent en scène une  ambiance plus chaude ; l’année de l’objet estampille l’achat en lui apportant une valeur marchande.

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On ressent un plaisir immense à fouiller et surtout à trouver cette pièce de musée qu’on va exposer à la maison, un vieux Nikon F ou un Pentax Spotmatic qui ont « fait le Vietnam », un 33 des Beatles ou de Led Zep, une boîte de Banania, ou un Paris Match des années 60.

 

Le visuel, c’est aussi important, ça nous met du baume au cœur !

 

En matière de rétrospective,  il ne faut pas non plus oublier les sensations attachées à l’objet ou à l’image, comme un souvenir qui nous décoiffe et nous amène vers un mystérieux sentiment de quiétude… une époque qu’on a sûrement envie de revivre.

 

 

 

D.L.

 

 

 

 

 

 

Author: la rédaction

Originaire de Manosque, ce petit fils d’herboriste et de charcutier a non seulement la main verte, mais également le goût bien prononcé. Journaliste, auteur régional et passionné par les traditions provençales, Didier a parfaitement su décrire dans « Douceurs d’autrefois » l’ambiance si chaleureuse des goûters préparés par nos grand-mères. Dans son premier ouvrage « Mémoires d’un Herboriste »-Equinoxe Editions- Didier a mis en valeur les préparations de tisanes, de cosmétiques et les senteurs à l’ancienne.

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