Le vintage laisse des traces…

Si au XXIème siècle, on communique beaucoup sur la « toile », il reste quand même quelques traces d’une culture publicitaire différente, qui a trouvé sa source de créativité dans les années 60 et 70. En ces temps pas si reculés, mais qui font partie du siècle dernier, les produits faisant l’objet d’une promotion par une campagne de pub, avaient l’odeur de la métaphore et le goût du slogan à l’état brut. Dans les années 70, ou les « seventies » pour les accros à la culture des Beatles, qui ne se souvient pas du bol de Banania ou d’Ovomaltine, accompagné de la tartine de Nutella ; et les enfants, qui à l’époque taquinaient leurs parents pour un baril de lessive Bonux, là où il y avait le cadeau ! Michel Sardou chantait  «le rire du sergent, Annie Cordy « la bonne du curé », Ringo et Sheila « laisse les gondoles à Venise », Alain Souchon et Laurent Voulzy avec « Rock Connection » entraient dans la légende d’un hexagone en pleine effervescence artistique.

Et puis la Pub c’était pas uniquement le « grand » ou le » petit écran », on affichait presque partout, dans les villes, dans les campagnes, au bord des routes ou sur des panneaux spécialement affrétés pour la circonstance. Dans les années 60 ou 70, on a connu l’ère de la visibilité, du style, « je te loue le mur de ma maison et tu mets ta pub », même si on n’avait pas la télé, on pouvait voir les encarts publicitaires en allant à la boulangerie. Aujourd’hui, c’est plutôt l’ère de l’invincibilité, du style « ma pub, faut que tu la vois toute la journée, et sur tous les écrans ».

Certes, avec les nouvelles technologies, le monde devient plus virtuel et les images entrent plus facilement dans la tête, c’est l’époque moderne, on achète partout dans le monde sans bouger de son fauteuil… incroyable, mais vrai. Seul le relevé de carte bleue nous rappelle que, dans cet univers impitoyable, le cumul des mandats a donné lieu au paiement différé. Dans toute cette philanthropie mercantile, les vieilles pubs ont retrouvé leurs lettres de noblesse, on s’aperçoit avec plaisir que le pichet Ricard revient en force, au même titre que la boite de Banania ou autres vieux juke-boxes, qui donnent une touche design à nos demeures.

Chez nous, en Provence, les modes passent et nous dépassent, les vieilles pubs qui faisaient l’éloge de nos commerçants locaux ou d’une marque bien spécifique sont encore là ! Sur nos murs, on peut toujours voir des encarts d’un bon 50 ans d’âge, avec les marques de produits phares ,qui  sont la preuve d’un concept de qualité.

Par contre, aucune mention pour la marque de peinture, qui après un demi-siècle de résistance contre le temps (et les intempéries)… n’a plus besoin de PUB !

 

 

D.L. provencedoc.com

 

 

Author: la rédaction

Originaire de Manosque, ce petit fils d’herboriste et de charcutier a non seulement la main verte, mais également le goût bien prononcé. Journaliste, auteur régional et passionné par les traditions provençales, Didier a parfaitement su décrire dans « Douceurs d’autrefois » l’ambiance si chaleureuse des goûters préparés par nos grand-mères. Dans son premier ouvrage « Mémoires d’un Herboriste »-Equinoxe Editions- Didier a mis en valeur les préparations de tisanes, de cosmétiques et les senteurs à l’ancienne.

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