Le saucisson Mireille traverse le pont d’Avignon

 

 

Dans les années 1930-1945, il existait à Avignon une entreprise de charcuterie qui s’appelait « Saucisson Mireille »

 

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Son fondateur, Louis Vouland (1883-1973)  naquit à Noves, au sein d’une famille de commerçants aisés, bien implantée dans la localité. Il arrive à Avignon en 1911 où il se lance rapidement dans la fabrication de produits alimentaires industriels. La Première Guerre Mondiale donne un élan considérable à ses activités. Détenant le monopole d’importation du Corned Beef, il permet à l’Armée Française de ravitailler ses troupes durant le conflit.
À partir des années 20, Louis Vouland crée et développe à Avignon, dans le quartier Champfleury, une usine spécialisée dans la production agro-alimentaire. Très moderne pour l’époque, l’usine était alors réputée pour ses méthodes de fabrication très efficaces, mais surtout pour certaines de ses spécialités, notamment le saucisson Mireille.
Détruite par un bombardement en 1944, l’usine parvint à se relever et à repartir de plus belle après la guerre. Durant la période des Trente Glorieuses, son entreprise occupe alors une place majeure dans le tissu industriel régional. Amateur d’art passionné, Louis Vouland rassembla patiemment une collection d’œuvres en tout genre, souvent issues de la période Louis XV et Louis XVI. Elles sont toutes entreposées dans son ancienne demeure du centre-ville d’Avignon, aujourd’hui transformée en Musée.
Louis Vouland disparu en 1973. Dans son testament, il légua à la commune de Noves un bâtiment et des sommes ayant permis la création d’une Maison de retraite, qui porte son nom. Il donna également à la Municipalité le domaine de Villargelle, qui accueillera par la suite un centre aéré très fréquenté par les jeunes du village. Ces deux équipements locaux sont toujours en activité de nos jours.

 

D.L./infos source internet

 

Author: la rédaction

Originaire de Manosque, ce petit fils d’herboriste et de charcutier a non seulement la main verte, mais également le goût bien prononcé. Journaliste, auteur régional et passionné par les traditions provençales, Didier a parfaitement su décrire dans « Douceurs d’autrefois » l’ambiance si chaleureuse des goûters préparés par nos grand-mères. Dans son premier ouvrage « Mémoires d’un Herboriste »-Equinoxe Editions- Didier a mis en valeur les préparations de tisanes, de cosmétiques et les senteurs à l’ancienne.

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