La poterie ou art de façonner la terre

 

L’invention de la poterie date de la Préhistoire : on situe cette découverte de façon indépendante dans plusieurs régions du monde : en Chine vers 20 000 av. J.-C. (tessons de terre cuite probablement utilisés pour la cuisine par des chasseurs-cueilleurs dans la grotte de Xianrendong, au Japon vers le XIe millénaire av. J.-C., pendant la période Jomon et en Asie Mineure, vers le VIIIe millénaire av. J.-C.. Au Proche-Orient, elle serait apparue vers le Xe millénaire av. J.C.

 

Un autre foyer d’invention, situé en Afrique saharienne, a quant à lui été daté du VIIIe millénaire av. J.C. . Par ailleurs, des découvertes récentes le long du fleuve Amour, dans l’est de la Russie, ont révélé des traces de céramique. Ces dernières ont été datées de 13000 av. J.-C., mais leur conception laisse à penser que les traditions céramiques seraient encore plus anciennes.

 

En Amérique du Sud, la céramique apparait vers 3500 av. J.-C. en Colombie et en Équateur. En Mésoamérique, l’apparition des premières poteries est plus tardive : vers 1500 av. J.C., au cours de la phase Purrón dans la région de Tehuacán.

 

Dans tous les cas, bien que la découverte de la céramique soit largement antérieure (vers le XXXe millénaire avant notre ère4), l’apparition de la poterie est intimement liée à la sédentarisation des populations et au besoin croissant de récipients destinés à la conservation des récoltes ou à la cuisson des aliments.

 

Entre 3500 et 3450 av. J.C., la poterie subit une véritable révolution avec l’introduction du tour de potier, au Proche-Orient grâce à une nouvelle population venue du croissant fertile, et en Chine entre 3000 et 2000 avant J.-C. grâce à la culture de Longshan. Entre 2900 et 2300 av. J.-C., durant l’âge du bronze, on trouve des traces de décoration à base d’engobe.

 

Au Moyen Âge, les poteries sont des objets domestiques omniprésents : à la cuisine (jarre, cruche, oule, coquemar), à la table à manger (pichet, écuelle, jatte, plats, réchauffoir) où leur étanchéité est assurée par la glaçure, chez l’apothicaire (albarello, pots à onguents), couvre-feu, lampes de terre cuite, gourdes et tonnelets, instruments de musique, jouets et jeux, etc. Ce matériau est privilégié pour l’abondance de la matière première, son faible coût et sa facilité de fabrication permettant de réaliser des objets en série. Dans le domaine de la conservation des liquides et aliments, elle est concurrencée en Europe à partir du XIVe siècle par le grès plus imperméable.

marché potier de Bonnieux

La fabrication d’une poterie commence par le mélange des terres (argile, marne, silice). Les matériaux sont malaxés, soit manuellement (foulage), soit mécaniquement. La pâte obtenue est conservée au repos (pourrissage) durant une période qui varie de quelques semaines à quelques mois. (infos source wikipédia)

 

Le cliché mis en illustration est une vue du marché potier de Bonnieux (84) dans les années 70.A noter le parallèle entre le regard des passants et les poteries avec leurs reflets.En espérant que vous appréciez les couleurs et l’ambiance de l’époque!

 

D.L.

 

 

Author: la rédaction

Originaire de Manosque, ce petit fils d’herboriste et de charcutier a non seulement la main verte, mais également le goût bien prononcé. Journaliste, auteur régional et passionné par les traditions provençales, Didier a parfaitement su décrire dans « Douceurs d’autrefois » l’ambiance si chaleureuse des goûters préparés par nos grand-mères. Dans son premier ouvrage « Mémoires d’un Herboriste »-Equinoxe Editions- Didier a mis en valeur les préparations de tisanes, de cosmétiques et les senteurs à l’ancienne.

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