Le Pétomane, un personnage qui a du gaz !

J oseph Pujol, dit Le Pétomane, né le 1er juin 1857 à Marseille et mort le 8 août 1945 à Toulon, est particulièrement célèbre pour la remarquable maîtrise de ses muscles abdominaux qui lui permettait de lâcher des gaz à volonté : il pouvait ainsi jouer Au clair de la lune avec un flûtiau, et éteindre les lumières de la scène


Petomane 2
Boulanger à Saint-Jean-du-Var (Toulon), le jeune Joseph Pujol commence à monter un petit numéro démontrant ses capacités. Un impresario le remarque et l’emmène à Paris. Au Moulin-Rouge, il obtient un succès considérable. Il parcourt ensuite la France avec son Théâtre Pompadour, déchaînant les rires sur son passage.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, il se retire à Marseille et devient boulanger. Il ne remontera plus sur les planches. Il est enterré à La Valette-du-Var où sa tombe est encore visible.

Le Pétomane eut un succès immense au tournant des XIXe et XXe siècles et il reçut même la visite du Prince de Galles et du docteur Freud qui voulait comprendre « pourquoi les gens riaient ». Les milieux culturels et intellectuels français ont ensuite fait un silence gêné et honteux sur cet artiste étonnant, célébré à l’étranger par plusieurs films, documentaires et biographies, entre autres par le cinéaste italien Pasquale Festa Campanile avec son Il petomane, interprété par Ugo Tognazzi, film jamais diffusé en France.

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Joseph Pujol était l’héritier d’une tradition ancienne puisque l’on retrouve dans l’Irlande médiévale un bragetoir (littéralement « péteur ») qui, entre acrobates et montreurs d’ours, régalait les cours seigneuriales de ses prestations sonores. Le linguiste X. Delamarre a même proposé que la tradition remonte à l’époque gauloise en analysant les noms propres gaulois Riccios « péteur », Ricci-māros « Grand-Pet », faits sur un thème *ricc- que l’on trouve dans le mot gallois rech « pet », issu de *riccā (indo-européen *prd-kā).

 

 

D.L

Source Wikipedia

Author: la rédaction

Originaire de Manosque, ce petit fils d’herboriste et de charcutier a non seulement la main verte, mais également le goût bien prononcé. Journaliste, auteur régional et passionné par les traditions provençales, Didier a parfaitement su décrire dans « Douceurs d’autrefois » l’ambiance si chaleureuse des goûters préparés par nos grand-mères. Dans son premier ouvrage « Mémoires d’un Herboriste »-Equinoxe Editions- Didier a mis en valeur les préparations de tisanes, de cosmétiques et les senteurs à l’ancienne.

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