La mystérieuse traverse des Lices

 

Pour les manosquins qui se rendent fréquemment au Soubeyran, cette petite ruelle, au demeurant fort étroite, cache un redoutable secret seulement détenu par nos anciens.

 

Ayant récolté de précieuses informations à ce sujet dans les années 80, auprès d’Emile Artel, tenancier d’un bar place de l’Hôtel de ville, les vieux manosquins faisaient état d’un « bric ».

On aurait pu penser à un bric-à-brac, comme une sorte de magasin de brocante.

Mais non, dans cette fameuse ruelle des Lices, se tenait un négoce d’une toute autre nature, un établissement baptisé « lou traou de la Chouase » en référence à la patronne qui gérait ce lieu.

Il s’agissait d’un « lieu de plaisir facile » où arpenter la traverse des Lices était synonyme de rendez-vous galant avec la « Chouase », exerçant une activité lubrique.

 

Si cette traverse paraît sombre et peu accueillante la nuit, elle a surtout une histoire, et en quelque sorte a parfaitement illustré l’expression « avoir pignon sur rue ».

 

Comme quoi, même la ruelle la plus insignifiante peut cacher un secret, c’est ça la magie d’une ville… offrir au visiteur une portion de mystère !

 

 

D.L.

Author: la rédaction

Originaire de Manosque, ce petit fils d’herboriste et de charcutier a non seulement la main verte, mais également le goût bien prononcé. Journaliste, auteur régional et passionné par les traditions provençales, Didier a parfaitement su décrire dans « Douceurs d’autrefois » l’ambiance si chaleureuse des goûters préparés par nos grand-mères. Dans son premier ouvrage « Mémoires d’un Herboriste »-Equinoxe Editions- Didier a mis en valeur les préparations de tisanes, de cosmétiques et les senteurs à l’ancienne.

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