Comment ne pas perdre le nord

 

Une girouette est un dispositif généralement métallique, la plupart du temps installé sur un toit, constitué d’un élément rotatif monté sur un axe vertical fixe. Sa fonction est de montrer la provenance du vent ainsi que, contrairement à la manche à air, son origine cardinale.

Ceci est permis par sa structure asymétrique, généralement matérialisée par une flèche ou un coq, dont la pointe ou la tête, plus courts que les éléments indicateurs (le corps), pointent vers la source du vent portant sur l’élément directeur de l’ouvrage. L’axe fixe est généralement pourvu d’une croix directionnelle indiquant les quatre points cardinaux. Toutefois, les girouettes modernes ne sont plus équipées de cette croix cardinale, qui est remplacée par un dispositif électronique affichant le secteur du vent sur un écran.

 

Le terme français est issu du dialecte de la Loire guiroie, réinterprété ultérieurement en « girouette » par étymologie populaire. Il s’agit d’un emprunt à l’ancien scandinave veðr-viti (islandais moderne veðurviti) qui peut se traduire par « indicateur du temps », composé des éléments veðr « temps » (cf. anglais weather) et viti « indicateur » (cf. allemand an + weisen > anweisen « indiquer, désigner »). Le mot est également attesté en normand sous les formes wirewire, wirewite, virevite (Rouen, 1474) au Moyen Âge  à l’origine du terme dialectal verguillon « girouette »

Cette technologie a dû être importée par les Vikings avec le mot correspondant. En effet le sommet du mât de leurs navires en était souvent équipé sur le mât (flaug) et la proue (veðrviti).

(infos source wikipédia)

une girouette en forme de coq, virevoltant dans le ciel de Banon (04)

 

Plus terre à terre, dans nos villages de Provence, pour désigner quelqu’un d’impatient ou un peu nerveux, on disait : « il tourne comme une girouette ».

Cette expression d’une simplicité remarquable, a toujours pignon sur rue en ce début de XXIème siècle. On pourrait presque créer un dicton populaire appliqué à la politique… « pour avoir le vent en poupe, il faut parfois savoir tourner comme une girouette ».

 

 

 

 

 

D.L.

 

Author: la rédaction

Originaire de Manosque, ce petit fils d’herboriste et de charcutier a non seulement la main verte, mais également le goût bien prononcé. Journaliste, auteur régional et passionné par les traditions provençales, Didier a parfaitement su décrire dans « Douceurs d’autrefois » l’ambiance si chaleureuse des goûters préparés par nos grand-mères. Dans son premier ouvrage « Mémoires d’un Herboriste »-Equinoxe Editions- Didier a mis en valeur les préparations de tisanes, de cosmétiques et les senteurs à l’ancienne.

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