Le druide, premier herboriste du village

 

Homme de connaissance, personnage incontournable de notre Gaule celtique, le Druide reste très lié à la Nature et à l’usage de « potions magiques » préparées à base de plantes.

 

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Représentant sacerdotal de son peuple, sa fonction « religieuse » demeure plutôt énigmatique car il officiait à une époque païenne ; accompagné de ses objets de pouvoir comme sa fameuse serpette, son bâton de cérémonie, sa tunique blanche ou autre amulette destinée à s’attirer les faveurs des esprits des lieux.

L’enseignement pour prétendre au titre de Druide était plutôt long et il fallait bien 20 ans d’études à l’apprenti avant de devenir à son tour homme de connaissance.

Heureusement, à cette époque on commençait l’enseignement vers l’age de 15 ans, essentiellement de manière orale  pour  préserver tous ces secrets d’un éventuel ennemi.

Agissant dans le plus pur respect des lois de la Nature, notre Druide connaissait tous les secrets des plantes , qu’il utilisait à des fins médicinales ou magiques..

Habile guérisseur, il devait également « protéger » le village dans lequel il vivait .

Devin, on venait le consulter avant d’établir une stratégie guerrière, avant un mariage, ou tout autre projet d’envergure économique parce qu’il savait lire dans les étoiles ou qu’il comprenait le langage des fleurs et des animaux.

Représentant du plus vieil enseignement occidental qui existe, il fait aussi référence à notre « culture gauloise » et nous montre une utilisation des plantes  chargée de symboles, comme si on donnait à notre corps quelque chose de sacré, de vivant… Une infime partie de la Terre.

Le druide, herboriste des temps anciens ou l’herboriste, druide de l’époque moderne ?

Les secrets livrés par les plantes n’ont rien de vraiment mystérieux ,et, c’est bien souvent en jetant un œil dans son jardin qu’on y voit des choses extraordinaires.

Des plantes ou des fleurs qui poussent  facilement, des arbres plus que centenaires qui  donnent au lieu une fraîcheur appréciable l’été et nous apparaissent comme indispensables, des oiseaux qui chantent toujours au même moment…

 

 

 

Extrait « Mémoires d’un Herboriste » D.L.

Author: la rédaction

Originaire de Manosque, ce petit fils d’herboriste et de charcutier a non seulement la main verte, mais également le goût bien prononcé. Journaliste, auteur régional et passionné par les traditions provençales, Didier a parfaitement su décrire dans « Douceurs d’autrefois » l’ambiance si chaleureuse des goûters préparés par nos grand-mères. Dans son premier ouvrage « Mémoires d’un Herboriste »-Equinoxe Editions- Didier a mis en valeur les préparations de tisanes, de cosmétiques et les senteurs à l’ancienne.

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