Bleu,blanc, jaune…le pastis fait sa révolution

 

Eh oui, c’est l’été et la chaleur ambiante nous amène à redécouvrir cette boisson millénaire : le pastis.

Dès l’antiquité, on consommait une liqueur d’anis et de badiane semblable au pastis actuel ; bien plus pour des vertus médicinales plutôt que pour une consommation normale. On l’utilisait ainsi pour soigner les maux d’estomac. En 1938, le pastis devient une boisson à part entière grâce à Paul Ricard qui en a lancé la première recette de manière officielle. En 1940, le pastis fut interdit d’exploitation sur une durée de dix ans. Il revient en 1951, d’où son nom d’usage de Pastis 51.

Le groupe Pernod Ricard domine aujourd’hui le marché mondial du pastis avec les marques Ricard et  « 51 »  qui fût d’abord commercialisé en 1951 sous la marque Pernod 51, puis Pastis 51 de 1954 à 1999.
Le Pernoddu même groupe est une boisson anisée et non un pastis.

D’autres marques de pastis se partagent le reste du marché, notamment les Marseillais Duval et Casanis produits dans la même distillerie.
Bergeravecdeux pastis, un blanc et un jaune.

La distillerie Janot, à Aubagne, produit différents pastis.

Certaines productions artisanales, comme Eyguebelle ou Henri Bardouin, visent le marché haut de gamme.
Pontarlier-Anis, qui n’est pas un Pastis mais le seul apéritif à base d’anis vert distillé, ne comportant ni badiane, ni réglisse. Inventé par Georges Guy en 1921.
Depuis les années 90, les marques dites économiques se sont approprié près de 40% du marché français.

 

un pichet Casanis avec l’esthétique de sa forme

Alors si vous buvez un « jaune », un « pastaga » (ça c’est pour les parisiens) ou un yaourt au comptoir, sachez également que vous pouvez ajouter de la couleur (ça c’est pour les touristes) :

le perroquet :   Pastis+ sirop de  menthe
la tomate :        Pastis+ sirop de grenadine
l’ indien :           Pastis+ sirop de citron
la mauresque:  Pastis + sirop d’orgeat
Pour la petite histoire, depuis une dizaine d’années, la mauresque a été gracieusement baptisée E.P.O : Eau, Pastis, Orgeat…

Bon, toute cette ambiance colorée de tapenade, d’olives, d’anchoïade ou de pissaladière, ne doit pas vous faire oublier le sublime tintement d’un « tchin »  ou d’un « à ta santé » emblèmes d’un apéro placé sous le signe de la convivialité !

 

 

D.L.

Author: la rédaction

Originaire de Manosque, ce petit fils d’herboriste et de charcutier a non seulement la main verte, mais également le goût bien prononcé. Journaliste, auteur régional et passionné par les traditions provençales, Didier a parfaitement su décrire dans « Douceurs d’autrefois » l’ambiance si chaleureuse des goûters préparés par nos grand-mères. Dans son premier ouvrage « Mémoires d’un Herboriste »-Equinoxe Editions- Didier a mis en valeur les préparations de tisanes, de cosmétiques et les senteurs à l’ancienne.

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