La photo de la semaine: Caragou Square

 

CARAGOU SQUARE

 

Le Caragou Square

 

La ville de Manosque offre à de nombreux visiteurs l’opportunité de découvrir ses centres d’intérêts d’une manière ludique et néanmoins fort sérieuse, car les panneaux sont écrits en français, anglais et braille.

En descendant la rue d’aubette, mon regard se porte vers la place du Caragou (l’escargot) et je découvre avec stupéfaction une inscription « Caragou Square ».

Ce sous-titre traduit dans la langue de Shakespeare me fait chavirer, et tout de suite un mot me vient en tête : « Trafalgar Square » et m’amène tout naturellement à rêver d’une adaptation de panneaux étrangers dans la langue de Mistral.

Imaginez un peu si on pouvait transformer  certaines expressions comme, Trafalgar Square, le Madison square garden  ou la tour Eiffel… en  « lou plan de Trafalgar », « lou plan ourtau de Madison », « la tourre Eiffel ».

 

Décidément on vit une époque formidable en matière de communication, les langages s’entrecroisent et créent une atmosphère particulière.

Maintenant, imaginez que vous êtes invités à une soirée et qu’on vous pose des questions au sujet de certains lieux historiques. Vous leur dites d’un air redoutablement sérieux « j’ai visité le Caragou Square », ça risque de faire son effet, surtout s’il y a des personnes qui parlent anglais. Il y en a bien un qui va vous demander : « mais c’est où ça ? », alors triomphalement, vous pouvez rétorquer… « c’est à Manosque city » ou « dans la  four hands city » preuve d’ un niveau d’érudition conséquent.

 

Bon, avec toutes ces palabres, on a quand même oublié le côté historique de l’endroit (voir photo), le couvent du XVIIème siècle  qui devient théâtre au XIXème avec la pièce « le miracle de Théophile ».

Mais, dans toute cette affaire de doléances, le grand absent c’est l’escargot ; car on ne sait toujours pas ce qu’il faisait en haut de l’affiche !

 

 

 escargot

 

 

D.L. Provencedoc.com

 

 

 

Author: la rédaction

Originaire de Manosque, ce petit fils d’herboriste et de charcutier a non seulement la main verte, mais également le goût bien prononcé. Journaliste, auteur régional et passionné par les traditions provençales, Didier a parfaitement su décrire dans « Douceurs d’autrefois » l’ambiance si chaleureuse des goûters préparés par nos grand-mères. Dans son premier ouvrage « Mémoires d’un Herboriste »-Equinoxe Editions- Didier a mis en valeur les préparations de tisanes, de cosmétiques et les senteurs à l’ancienne.

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