La bière: une boisson sacrée depuis des millénaires

 

Boisson populaire par excellence, la bière n’en demeure pas moins chargée d’histoire au vu de ses exigences en matière de transport et de conditionnement.

 

Dès sa naissance, il y a des millénaires, elle ne se transportait pas et sa fabrication se faisait au sein même du foyer.

A l’époque antique, son acheminement suivait le fil des cours d’eau (rivières, lacs ou mers).

Au IIIème siècle avant J.C., avec l’avènement des plus anciennes routes du monde en Asie mineure, on plaçait la bière dans des amphores d’environ 4 litres.

Au Moyen-Age, l’apparition de l’attelage permet d’accroître les charges et facilite énormément la circulation de la bière en plus grande quantité.

Au XVIIIème siècle, les débuts de réseaux routiers amènent de nouvelles manières de transport. Ainsi pouvait-on voir sur les routes des attelages de six chevaux portant jusqu’à 25 barriques de 25 litres.

Le XIXème siècle verra la mise en place des voies ferrées, le XXème  le transport en automobile, en avion ou en cargo.

 

la bière une boisson populaire qui a mis le houblon en haut de l’affiche !

Boisson qui a traversé les ages mais également porteuse de symboles, la bière prend une connotation sacrée auprès de nombreuses civilisations.

Communément appelée « Ale », ce breuvage sacré des peuples du nord de l’Europe comme les Vikings, était régulièrement consommé lors de fêtes, cérémonies ou autre retour de navire… On servait la bière dans des cornes pour accentuer son aspect magique, bien souvent les femmes s’occupaient de sa fabrication.

En gaule, elle occupait une place de choix dans les tavernes et il suffisait de débourser quelques « sesterces » pour boire une « cervoise » rafraîchissante.

Bière de rite ou épreuve de pouvoir, l’Afrique place cette boisson à l’intérieur même de ses coutumes ancestrales.

Ainsi une cérémonie du XIXème siècle le « Koro » (assemblée de sages de la tribu) désignait pour sept ans l’homme le plus fort et le plus instruit d’entre eux.

A cette occasion, on assistait à une série de joutes oratoires et magiques où le candidat absorbait une grande quantité de bière…

D’autre part, la bière pouvait pour certaines peuplades faire office de cadeau de mariage!

Parfois lors de prières, la bière était dégurgitée en guise de bénédiction ou pour attirer les faveurs de telle ou telle divinité (Asis).

 

Boisson associée  à la détente et à la convivialité, victime de son succès, on la nomme volontiers « demi », « pression » ou « canette » et parfois sous une onomatopée …

N’oublions pas que son secret de fabrication resta longtemps propriété de « l’Eglise »  et que les moines de tout ordre excellaient dans la fabrication de ce breuvage.

Réputée (à tort) pour favoriser la prise de poids, elle est immensément appréciée par les « Sumotori » japonais qui en ont fait un allié de choix dans leur alimentation.

En effet, la bière est très riche en minéraux et en vitamines…

A la fin du XXéme siècle, chaque pays du monde a sa marque de bière et les fabricants rivalisent d’ingéniosité pour mettre au point leurs propres saveurs.

 

Fabrication artisanale:

– Pour 100 litres de Bière, on prend:

– Levure de Bière                                   250 gr.

– Sucre                                                         7,5 Kg.

– Coriandre                                                60 gr.

– Houblon                                                  375 gr.

– Ecorce de Curaçao                                 60 gr.

 

Faire bouillir le houblon et l’orange une demi-heure; à la fin de l’ébullition ajouter la coriandre. On passe et on ajoute le sucre au liquide qu’on introduit encore chaud dans le baril de 100 litres , on finit de le remplir avec de l’eau en y ajoutant la levure délayée dans un peu d’eau. Lorsque l’écume s’affaisse, après avoir été rejetée par la bonde ouverte, on peut coller avec 4 gr. de colle de poisson fondue dans de l’eau et mettre en bouteilles.

 

 

D.L.

 

 

Author: la rédaction

Originaire de Manosque, ce petit fils d’herboriste et de charcutier a non seulement la main verte, mais également le goût bien prononcé. Journaliste, auteur régional et passionné par les traditions provençales, Didier a parfaitement su décrire dans « Douceurs d’autrefois » l’ambiance si chaleureuse des goûters préparés par nos grand-mères. Dans son premier ouvrage « Mémoires d’un Herboriste »-Equinoxe Editions- Didier a mis en valeur les préparations de tisanes, de cosmétiques et les senteurs à l’ancienne.

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